Nuits Sonores 2013

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Petit résumé du plus gros festival électro de France

 

 

©pierre humbert

La semaine la plus folle de l’année à Lyon vient de s’achever dans un dernier vrillement de tympan, et le moins qu’on puisse dire est que c’était assez épique. Bilan des souvenirs épars qui ont réussi à subsister d’un bain électronique de 50 heures.

– Nuit 3 / Vendredi 9 mai : le sprint sans échauffement

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Sortie de partiels à 17h, on débarque à l’apéro sonore sous le pont Churchill à 18h avec quelques bières à haute teneur en alcool pour coller à l’ambiance. Le spot est déjà blindé de monde occupant le terrain jusqu’à la route, l’ambiance est bien chaude. Le set se termine une heure plus tôt que prévu, le DJ commençant à flipper en voyant le niveau du Rhône monter tranquillement vers son mur d’enceintes.

Début des hostilités à 20h donc, avec un apéro avant de décoller à 23h direction les anciennes usines Brossettes. Le complexe se décompose en 3 salles et trois bars placés autour d’une cour centrale. Les rythmes ravageurs de Disclosure se font entendre salle 1, ne laissant aucune place pour une immersion en douceur. Suit Jamie XX avec un set très soigné de deux heures, puis on décolle salle 3 pour finir sur du Daniel Avery en très très grande forme avec un set explosif.

 

L’heure est venue de rentrer finir la soirée en appart et s’accorder quelques petites heures de sommeil, un sourire béat à la bouche.

– Nuit 4 / Samedi 10 mai : l’épreuve d’endurance

Levés 14h la gueule bien enfarinée, on s’accorde une petite pause avant de décoller en ville. On entend parler du plus long barbecue du monde au Kaffee Berlin et d’une Deep Party dans le métro, mais le choix va vers l’apéro sonore devant l’église Saint Paul. Chargés de bières pour un bataillon, les basses se sentent à 500 mètres à la ronde. Un collectif se relaye sans discontinuer pour nous servir du son hyper festif au milieu des fumigènes et des paillettes par milliers, autant dire que le public est réceptif. Décollage à 21h pour aller taper apéro en appart et se préparer à retourner aux usines.

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©Brice Robert

Minuit, on retourne aux désormais familières usines dont on commence à comprendre l’agencement sans avoir besoin d’en faire trois fois le tour. On nous dit qu’on vient de louper Pantha du Prince qui a apparemment fait sensation. On attaque donc sur du Prins Thomas, pour un set assez mou dont on est sortis au bout d’une demi heure. Qu’importe, en passant salle 3 on entend les énormes basses Hip-Hop/Trap de Nosaj Thing pour atterrir dans un live surréaliste de Trance indienne réalisé par Charan Singh.

La suite se fait salle 1 avec Todd Terje  & Lindstrom pour un set scandaleusement bon et un énorme gâteau d’anniversaire en guise de finish. On enchaîne alors sur MCDE dont je n’ai aucun souvenir, pour aller ensuite voir Daphni, aka Caribou, qui a sorti un set très jazzy qui manquait peut être un peu de punch, mais qui nous a fait tenir jusqu’à la clôture, ne nous laissant écouter que la fin de Rone.

Dimanche / After au Pearl :

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©Greg Delon


Tandis que la Plateforme organisait une Concrete Party dimanche à 10h du matin, la tension montait, accumulant celle des semaines suivant l’annonce que le Pearl rouvrait ses portes en tant qu’after officiel des Nuits. L’institution avait fermé l’année dernière pour cause de voisinage effarouché à l’idée de voir des fêtards de tous bords commencer leur soirée à 6h du mat’.
On s’est donc pointés là-bas sur les coups de 15h après une nuit blanche pour découvrir le nouveau lieu et tâter un peu l’ambiance. A ce moment peu de monde, que ce soit en terrasse ou à l’intérieur, mais le club s’est rempli pour être complet une heure après, et ce jusqu’à sa fermeture à 7 heures du matin, le tout agrémenté d’un fond sonore au top aux accents Tech House espagnole prolongeant la fête pour une journée supplémentaire.

T.

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